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Gphone - Interview de Andy Rubin
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“Google aurait-il volontairement coupé l’herbe sous le pied d’Apple, quelques jours seulement avant le lancement du nouvel iPhone 3G par Steve Jobs? C’est du moins l’impression qu’on a dans la Silicon Valley après la démonstration cette semaine d’un téléphone mobile 3G développé par le moteur de recherche et qui rivalise en fonctionnalités avec celui d’Apple. Le secret? Android, une plateforme logicielle destinée aux téléphones mobiles qui a déjà obtenu le soutient des fabricants HTC, LG, Motorola et Samsung, et d’opérateurs comme les japonais KDDI et NTT Docomo, l’américain Sprint et les européens Telecom Italia, Telefonica et T-Mobile. Pour s’imposer face à l’iPhone, Windows Mobile, Symbian et RIM, Google joue la carte de l’ouverture avec un système entièrement gratuit et open source. Explications d’Andy Rubin, le responsable d’Android chez Google.
JBS - Qu’est-ce qu’Android?
Andy Rubin
AR- C’est un ensemble de logiciels, beaucoup appelleraient cela une plateforme, pour téléphones mobiles fonctionnant sous Linux. Avec Android, un fabricant a ainsi tous les éléments nécessaires (un navigateur Web, une machine virtuelle Java, des applications de base…) pour développer leurs appareils. Dans ce sens, Android est concurrent de Windows Mobile, de la version MacOS X de l’iPhone ou de Symbian. En revanche, puisque Android sera open source, les fabricants auront toute la liberté de le modifier, que cela soit au niveau de l’interface utilisateur, des applications elles-mêmes, etc. Cependant, l’erreur qui est souvent faite est de considérer Android comme une solution uniquement pour les smartphones ou les téléphones haut de gamme. En fait, c’est une plateforme générique qui fonctionne aussi bien avec un téléphone doté d’un écran tactile, d’un trackball ou même d’un appareil sans écran.
JBS - Android sera-t-il vraiment open source?
AR- Une grande partie d’Android le sera quand les premiers téléphones seront disponibles, dans la 2ème moitié de l’année. La raison de retarder ainsi le passage en open source est de s’assurer qu’Android sera parfaitement fiable et stable dès sa sortie. Après, les gens pourront en faire ce qu’ils veulent. C’est pourquoi nous avons aussi choisi d’adopter la licence open source de l’Apache Foundation qui n’oblige pas, contrairement à la licence GPL, de partager avec ces concurrents ou le reste de la communauté open source les améliorations faites à Android.
JBS - Ne courrez-vous donc pas le risque de voire différentes versions incompatibles d’Android, comme c’est le cas avec Java?
AR- C’est évidemment possible et c’est en partie pour cette raison qu’Android n’est pas encore open source. Il est important pour cela d’atteindre une masse critique. Et ce ne sera le cas qu’avec les premiers téléphones qui arriveront sur le marché. Après, seuls les téléphones qui passeront notre test de compatibilité seront certifiés Android. C’est une manière de contrôler qu’il n’y ait pas de versions incompatibles et qu’une application Android puissent fonctionner avec tous les téléphones.
JBS - Avec l’iPhone, Apple contrôle les applications développées et leur distribution via iTunes. Est-ce que ce sera différent avec Android?
AR- Il est possible de créer toute sorte d’applications avec Android, du jeu vidéo à la boussole numérique. Et nous n’avons pas l’intention de dicter ou de contrôler le développement ni la distribution de ces applications. En revanche, nous aurons un site qui listera les applications Android disponibles, à l’image de Youtube pour les vidéos, ainsi qu’un mécanisme pour les télécharger directement sur le téléphone.
JBS - Comment les opérateurs mobiles réagissent-ils à l’idée de voir toutes sortes d’applications sur leur réseau?
AR- Beaucoup de ces réseaux mobiles datent de plus de 20 ans. A l’époque, les téléphones étaient des appareils fermés et n’avaient pas de mécanisme pour gérer la sécurité des applications. Ce n’est pas le cas avec Android, où nous avons bâti la sécurité au coeur de la plateforme, ce qui devrait rassurer les plus sceptiques. Mais au final, c’est le marché qui decidera. Et si les operateurs voient que les consommateurs se ruent sur les téléphones Android de leurs concurrents, ils n’auront pas d’autre choix que de s’ouvrir. C’est du moins ce que j’espère.”
Source : Neteco
mai
27
Google et l’internet mobile
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Je vous recommande cet excellent article de Business mobile qui vous présente la vision de Google sur l’internet mobile du futur (qui forcément, reboucle avec Android
)
“Rapidité, saisie réduite au minimum, interface utilisateur agréable… Ces critères sont la clé d’un usage mobile réussi, pour Google, qui prépare des applications web pour son système Android, mais aussi d’autres plates-formes mobiles.
Le propriétaire du célèbre moteur de recherche met le paquet pour séduire les utilisateurs nomades. Développement d’applications web, accélération des recherches en ligne et services de géolocalisation sont ainsi au programme de ses priorités. “Nous nous concentrons sur la création d’applications web. La formule gagnante est celle d’un téléphone doté d’un navigateur web complet”, affirme Ann Mai Chang, directrice de l’ingénierie de Google à Londres.
La plate-forme mobile Android est l’une des dernières créations de l’équipe de développement basée dans la capitale britannique. Composée de 80 personnes, elle travaille de concert avec d’autres entités situées à Bangalore, Beijing, Tokyo, au Canada et dans la Silicon Valley.
Des applications prêtes à l’emploi
Pour que l’internet mobile parvienne à conquérir le public, les ingrédients semblent évidents: une interface utilisateur réussie, comme celle de l’iPhone d’Apple, et des forfaits data peu onéreux, résume le responsable produits de la division Google Mobile, Hugo Barra.
Google, poursuit Anna Mai Chang, fait aussi l’impasse sur le développement d’applications nécessitant de télécharger des éléments sur le téléphone. Un processus trop fastidieux pour l’utilisateur, lance-t-elle, et qui par ailleurs ralentit l’appareil.
Les développeurs préfèrent se focaliser sur les applications web novatrices, telles que Google Grand Prix (nom de code). Il s’agit d’une suite logicielle mobile qui inclut des fonctions de recherche, de messagerie mail et des services autour de la géolocalisation.
L’équipe a taillé sur mesure son application de recherche, pour un usage le plus efficace possible sur appareils mobiles, explique Dave Burke, directeur technique de l’ingénierie mobile chez Google.
La rapidité, critère décisif de réussite
Pour faciliter l’expérience utilisateur, l’objectif est de réduire au minimum la saisie sur le clavier du téléphone. Dès qu’il commence à taper un mot, l’application lui propose des termes possibles afin de gagner du temps. “La vitesse est un critère qui compte réellement. C’est une priorité”, explique David Burke. Rendre la navigation et les interactions les plus simples possibles est essentiel, ajoute Anna Mai Chang.
“Google doit son succès depuis le début à l’extrême rapidité des réponses aux requêtes. [La vitesse] fut donc une priorité pour nous”, indique-t-elle.
Plates-formes mobiles : Google ne se limite pas à Android
Et en matière de mobilité, Google ne compte pas se limiter à Android, bien qu’il s’agisse de son OS mobile maison. Pour les développeurs, c’est une plate-forme parmi tant d’autres. Un état d’esprit qui reflète la culture d’entreprise très ouverte de Google.
Les partenariats sont de fait au coeur de la stratégie mobile de l’entreprise. La société a noué des accords avec les plus grands fabricants de téléphones - Apple, LG, Motorola, Nokia, Samsung et Sony-Ericsson, ainsi qu’avec des opérateurs de téléphonie mobile situés aux quatre coins du monde. Parmi ces derniers, on trouve les européens et américains Vodafone, Telefonica et Sprint, mais aussi les japonais NTT DoCoMo et KDDI, l’indien Airtel et China Mobile.”
Source : Business Mobile
mar
20
Gphone - Android
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Les rumeurs disaient à peu près vrai : Google a bien passé ces derniers mois à plancher sur un téléphone mobile. La firme de Larry Page et Sergei Brin vient de le confirmer à 17h00 aujourd’hui. Mais là où on s’attendait à voir un terminal révolutionnaire, à la iPhone, on a plutôt découvert un projet de plateforme ouverte, baptisée Android.
Open Handset Alliance
Google s’est allié à T-Mobile, HTC, LG, Samsung, Qualcomm, Intel, Nvidia et Motorola, entre autres, pour mettre au point Android (du nom d’une start-up rachetée en 2005 par l’ogre Google). Réunis au sein de l’Open Headset Alliance, ces constructeurs ont donc le projet de faire comme IBM avec son PC en 1981 : créer une plateforme standard et ouverte à laquelle toute société externe puisse apporter sa pierre, qu’elle soit matérielle ou logicielle. Cela devrait favoriser l’émergence de nouvelles technologies, et accélérer le développement d’applications, qui n’auront alors plus besoin d’être portées sur SymbianSystème d’exploitation conçu pour les smartphones en coopération par différents fabricants de portables. C’est aujourd’hui le système le plus répandu …, Windows CESystème d’exploitation Microsoft destiné aux ordinateurs de poche, à leurs dérivés (PDA, smartphones) et aux systèmes embarqués. Windows CE est un …, Mac OS ou d’autres.
Android, l’anti-Microsoft ?
Dans la pratique, Android est constitué d’un système d’exploitation, de ses outils de développement, d’une interface et d’applications. Le tout est mis à disposition des développeurs via une licence open source. Google n’apposera pas sa marque sur les téléphones, mais on peut penser que les applications fournies en standard sur les téléphones “Android capable” apporteront des recettes publicitaires au géant. D’après HTC et T-Mobile, les premiers terminaux devraient apparaître mi-2008. On attend la réaction de Microsoft…
Source : Présence PC